Hubert de Jenlis : « Notre politique immobilière dynamique permet de ne pas augmenter la taxe sur le foncier bâti »

Depuis 2015, le Conseil départemental de la Somme modernise sa politique immobilière. Propriétaire de 153 sites et d’environ 4000 parcelles, il adapte les biens qui le nécessitent et n’hésite pas à vendre ceux qui ne répondent pas à un besoin réel. Une gestion dynamique et rigoureuse qui lui permet de ne pas augmenter sa taxe sur le foncier bâti.

Une gestion patrimoniale optimisée

Dès 2015, la nouvelle majorité départementale a inscrit la cohérence de sa stratégie patrimoniale au rang de priorité. Son projet « Refondation » fixe ainsi trois axes principaux :

  • améliorer l’accueil des agents ;
  • améliorer l’accessibilité des bâtiments recevant du public ;
  • vendre les biens et les terrains qui ne sont pas indispensables au bon fonctionnement de la collectivité.

La carte des Centres d’exploitation routière (CDER) et des Maisons départementales des solidarités et de l’insertion (MDSI) a été rationalisée. À Amiens, différents services disséminés dans la ville sont en cours de regroupement au sein des anciens locaux de l’ESPE (ex-IUFM) et du futur CAD.

Par bon sens, le Département vient de mettre des locaux inoccupés à disposition de Somme Tourisme. L’Agence de développement et de réservation de la Somme (ADRT), majoritairement financée par le Conseil départemental, économisera ainsi 30 000 euros de loyers par an.

Des ventes plus nombreuses et des recettes utiles

La vente des différents biens dont la collectivité n’a plus l’utilité génère de précieuses recettes complémentaires dans un contexte financier toujours plus contraint pour le Département. En effet, ce dernier fait face, simultanément, à la stagnation des dotations de l’État et à l’augmentation des dépenses sociales au titre des Allocations individuelles de solidarité (AIS).

En 2017, le produit total des ventes a permis au Département d’encaisser plus d’un million et demi d’euros, soit une augmentation de 58% par rapport à l’année 2015. Un chiffre qui devrait encore augmenter les prochaines années.

Pour Hubert de Jenlis, 1er Vice-président du Conseil départemental en charge des finances, du fonctionnement et du patrimoine départemental, dont les bâtiments, cette stratégie immobilière participe au respect des engagements de la majorité : « depuis trois ans, nous n’avons pas augmenté la taxe sur le foncier bâti, comme nous nous y étions engagés. Nous maintenons par ailleurs une politique ambitieuse en matière d’investissement (75 millions d’euros par an), qui profite principalement aux collèges, aux routes départementales et aux projets des communes, au titre de la solidarité territoriale. »


Acquérir un bien du Département, c’est possible !

Lorsque les élus départementaux donnent leur feu vert pour la vente d’un bien, la Direction de l’immobilier de l’État (ex-France Domaine) entame une estimation du prix. Les autres collectivités, les promoteurs, les bailleurs sociaux mais aussi les particuliers peuvent l’acquérir.

« Nous avons initié de nouveaux modes d’annonce, qui s’ajoutent aux diffusions plus traditionnelles, précise Hubert de Jenlis. Nous avons créé un espace dédié aux offres immobilières sur le site du Conseil départemental. Nous communiquons également nos offres aux notaires, aux agences immobilières et aux collectivités qui pourraient être intéressés par ces ventes. »


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