Crédit photo: (c) Ecolos en Somme

Soutien au président Laurent Somon contre les manœuvres politiciennes de la gauche à l’occasion du Budget primitif

Le travail des commissions reprend aujourd’hui pour élaborer le futur budget du Conseil départemental de la Somme… mais sans les élus de gauche, qui refusent d’y siéger.

Ils s’épargnent le travail laborieux des commissions, depuis la semaine dernière, mais ne manqueront pas de s’agiter devant les médias en séance plénière.

Leur excuse ? L’opposition serait « muselée », parce que 4 de leurs 13 vœux ont été déclarés irrecevables car non conformes au règlement intérieur.

En effet, comme dans toute assemblée, un vœu, une motion ou un amendement prévoyant une dépense supplémentaire doit prévoir la recette correspondante ou l’économie devant être réalisée par ailleurs.

Ce n’était pas le cas des vœux politiciens de la gauche, qui s’offusque de coupes budgétaires sans proposer d’alternative viable financièrement et oubliant que la situation délicate dans laquelle se trouve le Département de la Somme est le résultat :

  1. des baisses des dotations de l’État aux collectivités territoriales ;
  2. de l’explosion de nos dépenses sociales, RSA en tête, conséquence de l’échec du Gouvernement socialiste en matière d’emploi.

Les élus du groupe Centre & Indépendants apportent leur total soutien au Président Laurent Somon. Ils combattront avec lui en séance toutes ces manœuvres qui visent davantage à assurer la publicité du meneur de l’opposition, Francis Lec, que servir les habitants de la Somme.

Les élus du groupe Centre & Indépendants apportent
leur total soutien au Président Laurent Somon

Il est de notre devoir de voter le budget du Département dans les délais légaux afin que les allocations de solidarité, les subventions aux communes et aux associations et les salaires des agents départementaux puissent être versés.

Hubert de Jenlis,
Président du groupe Centre & Indépendants
Conseiller départemental d’Amiens sud

et nos élus: Franck Beauvarlet et Virginie Caron-Decroix (Albert), France Fongueuse (Amiens sud), Olivier Jardé (Amiens sud ouest), Christelle Hiver (Doullens), Antoine Bruchet et Carole Dumont (Ham), Françoise Maille-Barbare (Moreuil), Claude Hertault et Jocelyne Martin (Rue)


Retrouvez ci-dessous le communiqué de presse complet et pédagogique de Laurent Somon :

Somme logo instit

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LAURENT SOMON
Président du Conseil départemental de la Somme

LE COMPORTEMENT DE MONSIEUR LEC EST INQUALIFIABLE !

À la tête d’un groupe de conseillers départementaux rose-rouge-vert, Monsieur Lec refuse de travailler dans chacune des 6 commissions devant étudier et débattre de toutes les actions du Département dans le cadre du budget 2016.

Il est vrai que seulement 4 des 13 vœux de l’opposition sont irrecevables car non conformes au règlement intérieur adopté le 27 avril 2015. De quoi s’agit-il exactement ?
– Comme dans toutes les assemblées, un vœu ou une motion ou un amendement prévoyant une dépense supplémentaire au budget, doit prévoir la recette correspondante.
– C’est exactement ce qui est prévu aux articles 12 à 14 du règlement intérieur actuellement applicable.

Article 14 : Motions
Lorsqu’un vœu porte sur une politique publique départementale et est adressé au
Président du Conseil départemental, il est dénommé motion.
Le dépôt et l’examen des motions sont soumis à la même procédure que celle relative
aux vœux de l’article 13.
Si une motion tend à introduire une dépense supplémentaire pour le Département ou à
diminuer une recette départementale, elle doit prévoir dans sa rédaction la recette
correspondante ou l’économie devant être réalisée. Cette motion doit être soumise à
l’examen de la commission des finances.

– Ce n’est que si cette clause de bon sens (équilibre des dépenses et des recettes) est respectée, que le vœu (ou motion) est dûment enregistré et soumis à l’examen de la commission des finances puis au vote des élus.

– Or les 4 vœux ne visaient qu’à augmenter les dépenses du budget départemental, sans jamais prévoir le moyen de les financer.

– Par respect vis-à-vis des élus de l’opposition, j’ai donc informé les présidents de groupe (dont Monsieur Lec) du non-respect de la « loi » et donc de l’impossibilité de les inscrire à l’ordre du jour.

– Cette mesure avait été utilisée dans les mêmes termes et pour les mêmes motifs par le Président socialiste C. Manable, durant son mandat, et tout dernièrement, le 15 décembre 2014 à l’occasion du débat d’orientation budgétaire pour 2015. Cette règle avait été instaurée en 2011 par Monsieur Lec lui-même ! Etre juste, c’est appliquer la même règle à tous et se l’appliquer à soi-même.

Il est faux de dire que l’opposition départementale n’a pas les moyens de s’exprimer !

– Les sujets évoqués par chacun des 4 vœux en question, figurent, tous, dans les rapports que je soumets au vote des conseillers départementaux. Par conséquent, les élus de la gauche plurielle avaient le loisir de présenter leur position et leurs propositions, tant dans les commissions, que lors du vote des décisions correspondantes. Il en est ainsi depuis le 2 mars 1982. Il est ainsi depuis que j’assume la présidence du conseil départemental de la Somme.
– Affirmer dans ces conditions que je porterais atteinte à la liberté d’expression de l’opposition ou que je tenterais de la museler, relève à la fois, d’une présentation fausse de la réalité, d’une tentative de déstabilisation au moment où l’avenir même de la collectivité est menacé, et sans aucun doute, d’une manœuvre qui ne grandit pas ses auteurs.
– En refusant de travailler en commission, les élus de la gauche plurielle se sont eux-mêmes privés de la possibilité de s’exprimer. M’en faire le reproche, constitue tout simplement une façon de refuser le débat sur les origines des difficultés financières de la collectivité.
Personne n’est dupe de l’effet de manche de Monsieur Lec qui entraîne avec lui des élus de la gauche plurielle dans cette mascarade qui nuit à la sérénité des travaux que j’ai toujours proposée. A croire que les élus en question tirent profit de ce refus de travailler comme le leur ont démandé leurs électeurs. Je crains que leur comportement alimente, une fois encore, les extrêmes.

Finalement, que cherche Monsieur Lec ?

En tant que chef de file des conseillers départementaux socialistes, Monsieur Lec, élu depuis 31 ans, devrait être attaché à l’avenir de la collectivité départementale au service des habitants et ne plus chercher à faire des éclats de voix pour assurer sa popularité personnelle devant les médias.

Aujourd’hui, je m’attends à subir des actions d’obstruction lors des votes de chaque délibération, à partir de mercredi 23 mars. Avec la majorité départementale nous combattrons toutes ces manœuvres politiciennes et l’abus de pouvoir de la gauche plurielle.

Il est de mon devoir de faire voter un budget dans les délais légaux, pour que les allocations de solidarité puissent être versées, pour que les subventions aux communes et aux associations puissent être attribuées, pour que les salaires des agents départementaux puissent être réglés.

Le 18 mars 2016

Crédit photo: (c) Ecolos en Somme